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Répétition au théâtre. Préparation du Festival Alerte Rouge Jeunesse Théâtrale 3. Mise en scène de la pièce « Cham » de Sarah Fourage.

Photos: Lou Barbé

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Activités 2014 / 2015

« Même le prince charmant est un crétin ! »

Pièce écrite et mise en scène par D. Valdès.

Pièce créée au Kawa théâtre en 2013. Représentations en 2013 et 2014 : Théâtre Henri Maurin de Marseillan, festival FNCTA Léo Lagrange, Festival FNCTA Castries…

Un extrait:

Beckett        Je me suis faite larguée alors là je ne suis plus vraiment étanche.

La belle au bois dormant        Tu quoi ?

Beckett, qui s’énerve contre un ennemi imaginaire        Je prends l’eau là, de toutes parts. Oh mon Dieu, pourvu qu’il n’y ait pas des poissons ! Harrrr des piranhas !!!…Des poissons bouffeurs de flic…

La belle au bois dormant        Elle divague… Moi, je veux mourir… Je suis malheureuse !

Beckett, elle s’énerve et rit à la fois       Je ne suis plus étanche. J’ai les cheveux qui frisent à l’intérieur et les dents qui poussent !

La Schtroumphette        Montre !… Mais non, tu hallucines !

Voici la rencontre fortuite et improbable entre des personnages imaginaires ou ayant existé. La belle au bois dormant, la Schtroumpfette, Beckett et une Wonder woman vraiment inquiétante, sont à la poursuite d’un héros chevaleresque et insoumis… L’amour!  Un spectacle acide entre la comédie burlesque et le théâtre absurde.

« Le futur est un long passé »

Pièce écrite et mise en scène par D. Valdès.

Affiche créée par l’une des jeunes comédiennes de la troupe : Yaël Ciancilla.

Représentations : Kawa théâtre de Montpellier, jardins d’Arcadie de Sète…

Un extrait:

RITA        Je ne sais pas ce que je fais là, mais au moins j’ai la téloche ! (Apercevant Trésor) Houps… t’es qui, toi ?… Oh, ça craint, c’est Carnaval ?

TRESOR, ravie et illuminée        Bonjour. Vous êtes une sainte ?

RITA        Ouais, sainte Rita, la patronne des causes perdues ! Qu’est-ce que tu attends assise là comme ça ?

Rita regarde autour d’elle et tout comme Trésor, elle ne voit ni Dead, ni Marie.

TRESOR        Saint Pierre.

RITA        Qui ça ?

TRESOR        Saint Pierre, c’est lui qui a les clefs !

RITA        Saint Pierre…

 TRESOR        Vous le connaissez ?

 RITA        Bien sûr, c’est un copain de l’ami Ricoré. On déjeune ensemble tous les matins.

TRESOR        Quelle chance vous avez.

 RITA        Pourquoi il n’y a pas de fenêtre ? ( Elle fait le tour de la pièce en répétant plusieurs fois) Oh, il y a quelqu’un ici ?

TRESOR        Pour le moment, nous ne sommes que deux.

RITA        Et ça t’amuse ?

Un temps. Trésor et Rita sont assises. Musique Gotan Project.

RITA        C’est quoi cette musique, ah oui, du tango argentin… enfin, je crois.

 TRESOR       Quelle musique ? Je n’entends rien.

Rita fredonne en même temps que la musique. La musique s’arrête.

 TRESOR        Je m’appelle Claire mais tout le monde m’appelle Trésor.

 RITA        Un vrai nom de quiche !

 TRESOR        J’ai été brûlée pour sorcellerie avec Clotaire.

Rita la regarde très surprise.

 TRESOR        Clotaire… mon chat.

 RITA        Mais bien sûr, et là nous attendons Saint Pierre !

 TRESOR        Il a du être retenu.

 RITA        Par un embouteillage sur le périphérique parisien ! Quoique à cette heure-ci à Sète, c’est le bronkx. Le pont tournant est levé. Mais, il va arriver… Il va arriver…

Elles se regardent. On voit bien que Trésor ne comprend rien. Néanmoins, elle continue à sourire.

TRESOR        Je n’imaginais pas l’antichambre du Paradis comme ça.

 RITA        T’as raison ma poule, moi j’aurais mis plus de froufrous, des rubans et des dentelles.

TRESOR        Non ! Des statues, des peintures, des merveilles qu’on ne voit jamais ailleurs…

RITA        Des distributeurs de chewing gum, de Kinder Bueno avec la voix de Jo-Wilfried Tsonga qui gémit « Il n’y a plus de Kinder Bueno ? »… Ah, ah, ah… , et puis des photos d’Arthur et de Nagui ! Oh, t’es pas au courant que le paradis, c’est une histoire inventée pour ne pas avoir peur de crever ?

TRESOR         Sainte Rita, je vous trouve épatante ! Vous êtes une bien amusante personne !

RITA        Elle est planquée où la caméra ? C’est pour une émission de TV trach, c’est ça ? Si je trouve l’énigme, je gagne quoi ? Un voyage ?

TRESOR, rayonnante et applaudissant        Un voyage au paradis.

Une aventure singulière, un clin d’œil humoristique et facétieux sur les mystères de la vie et de la mort… L’antichambre d’un univers imaginaire à la croisée des mondes réels et fantastiques. Des personnages anachroniques liés par une improbable rencontre au delà de la vie et du temps. Les protagonistes se télescopent en un lieu incertain, où les portes restent closes, où les destins se bousculent, orchestrés par les mirages de leur mémoire intemporelle et téléguidés par la main insolite du hasard…

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« Le futur était un long passé »

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Film court métrage de 10 minutes.

Scénario et réalisation : D. Valdès.

Montage Chantal Gimenez et Dominique Valdès.

Montage d’une version courte de 5 min 30 incluse dans la pièce « Le futur est un long

passé »..

Activités 2015 / 2016

« Le futur est un long passé »

« Diablogons !»

Pièce écrite et mise en scène par D. Valdès à partir d’extraits de l’oeuvre de Raymond Queneau (Zazie dans le métro, poèmes, exercices de style.) et créée en 2015  au festival de théâtre jeune de Castries.

Représentations : festival FNCTA de Castries, Kawa théâtre, Alerte Rouge 1 Montpellier, Alerte Rouge 2 Castries…

Un extrait:

SACHA        Après une attente infecte sous un soleil ignoble, je finis par monter dans un autobus immonde où se serrait une bande de cons. Le plus con d’entre eux était un boutonneux au sifflet démesuré qui exhibait un galurin grotesque avec un cordonnet au lieu de ruban. Ce prétentiard se mit à râler parce qu’un vieux con lui piétinait les panards avec une fureur sénile ; mais il ne tarda pas à se dégonfler et se débina dans la direction d’une place vide encore humide de la sueur des fesses du précédent occupant. Deux heures plus tard, pas de chance, je retombe sur le même con en train de pérorer avec un autre con devant ce monument dégueulasse qu’on appelle la gare Saint-Lazare. Ils bavardochaient à propos d’un bouton. Je me dis : qu’il le fasse monter ou descendre son furoncle, il sera toujours aussi moche, ce sale con.

Yaël fait des hum hum bruyants.

SACHA        Quoi ?

YAEL        Toujours aussi bien enbouché !

SACHA        Qu’est-ce qu’elle me veut la bourgeoise ?… Oh, tiens, j’allais oublier ! Je quitte Gabriel à l’instant. Zazie, sa nièce, voulait à tout prix voir le métro.

JULES, très surprise        Le métro ?

SACHA        Y a la grève, y a la grève ! Non mais !…

SAHELLE, ironique        Non mais !

SACHA        Quelle chieuse cette môme!

YAEL        Zazie est ici ?

SACHA        Pour deux jours. Tu sais quoi ? Elle veut aller à l’école jusqu’à soixante cinq ans.

YAEL        Jusqu’à soixante cinq ans ?

SACHA        Elle veut faire l’institutrice.

YAEL        Pour la retraite.

SACHA        Mais c’est pas pour la retraite qu’elle veut faire ce boulot. C’est pour faire chier les mômes, ceux qu’auront son âge dans dix ans, dans vingt ans, dans cinquante ans, dans cent ans, dans mille ans, toujours des gosses à emmerder. Elle a dit : je serai vache comme tout avec eux, je leur ferai manger l’éponge du tableau noir. Je leur enfoncerai des compas dans le derrière. Je leur botterai les fesses. Parce que je porterai des bottes. En hiver, hautes comme ça… Avec des grands éperons pour leur larder la chair du derche.

SAHELLE        D’après ce que disent les journaux, c’est pas du tout dans ce sens-là que s’oriente l’éducation moderne. C’est même tout le contraire. Dans vingt ans, il n’y aura plus d’institutrices : elles seront remplacées par le cinéma, la télé, l’électronique, des trucs comme ça.

JULES        Alors, elle sera astronaute.

YAEL        Astronaute ?

JULES        Oui. Pour aller faire chier les martiens.

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« Non ! »

Pièce de Janine Teisson.

Mise en scène par D. Valdès.

Créée le 29 novembre 2015 au festival Alerte Rouge, jeunesse théâtrale 1 à la maison pour tous Léo Lagrange à Montpellier.

« Le guide du mauvais père »

Bande dessinée de Guy Delisle.

Mise en scène par D. Valdès.

Créée le 19 mars 2016 au festival Alerte Rouge, jeunesse théâtrale 2 à Castries.

« Alter Ego »

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Participation à RENC’ARTS le 2 juillet 2015 à Marseillan.

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« Cham »

Pièce de Sarah Fourage.

Mise en scène par D. Valdès.

Créée le 21 mai 2016 au festival Alerte Rouge, jeunesse théâtrale 3 à Marseillan.

 

« Mentine privé de réseau »

Roman de Jo Witek.

Mise en scène par D. Valdès.

Créée le 4 novembre 2016 au festival Alerte Rouge, jeunesse théâtrale 4 à Brissac.

Activités 2016 / 2017

« Ecrire comme on se venge »

Textes de Magyd Cherfi.

Mise en scène par D. Valdès.

Créée le 5 février 2017 au festival Alerte Rouge 1, jeunesse théâtrale saison 2 à la maison pour tous Léo Lagrange.

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« L’atelier d’Icare »

Pièce et mise en scène de Dominique Valdès.

Un extrait:

Tableau 9

Laurell est seul dans l’appartement. On sonne. Laurell ne réagit pas. Franck entre.

             FRANCK      Bonjour. Laura n’est pas encore rentrée ?

            LAURELL      Qu’est-ce que tu racontes ?

            FRANCK      Ta sœur ?

           LAURELL      Sais pas.

Laurell se met à presser des oranges.

            LAURELL      Leurs ventres énormes me donnent la nausée… Comme toi. Fous le camp !

           FRANCK      C’est la première fois que nous nous retrouvons seuls toi et moi !

           LAURELL      T’es sourd ?

          FRANCK      Non, j’attends Laura.

Laurell se lève calmement et le pousse vers la porte. Franck se contient tant que mal. Il se laisse pousser puis finit par résister. Laurell le pousse plus violemment. Franck se retourne menaçant et Laurell lui envoie un coup de poing dans l’estomac. Sous l’effet de la douleur, Franck se plie en deux en se tenant les côtes.

           FRANCK      Tu me cherches, hein ? Tu es fou à lier ! Un malade ! Ça ne m’étonne pas que tu aies fait du trou pendant cinq ans !… J’ignore encore pourquoi, mais je te jure que je le saurai bientôt ! Tu es un minable, Laurell ! Un minable ! Une cloche ! Je ne te laisserai pas bouffer l’existence de Laura !… J’aime ta sœur et que cela te plaise ou non, je la prendrai avec moi. Je peux bien te l’avouer à présent, je n’ai aucune sympathie pour toi. Je te méprise profondément… J’aime son corps avant l’amour. Il est beau son corps, tu sais. Juteux comme un fruit mûr, pâle comme un éclat de lune !… Il s’offre à moi. Il plie sous mes caresses. Il se rebelle et plie encore. Il se donne sans retenue, sans peur, amoureusement . Pendant l’amour, il est mon royaume, Laurell, le mien ! Elle est mon étoile. Tu es sa plaie ! Elle gémit, elle râle de plaisir et mon cœur se déchire de bonheur et de jouissance sous l’affront de ses caresses.

           LAURELL      Tais-toi !

           FRANCK      Elle murmure tendrement dans le creux de mon oreille : je t’aime Franck, je t’aime, je t’aime !

           LAURELL      Ferme-la !

           FRANCK      Tu ne peux rien contre cela ! Elle m’aime et elle m’appartient !

           LAURELL      Tu ne sais pas l’aimer !

           FRANCK      Parce que tu sais, toi ? Si tu n’étais pas son frère, je t’aurais déjà fracassé la tête ! A la moindre de tes conneries, je te ferai plonger, je te le jure !

           LAURELL      Tes relations ?

           FRANCK      Tu iras moisir dans le trou à rat que tu n’aurais jamais dû quitter. Quand il s’agit de ta frangine, tu réagis hein mon cochon ? Tu te la ferais bien ta frangine, hein ? Tu croyais que j’étais con au point d’être aveugle !

Les deux hommes s’empoignent.

FRANCK      Salaud ! Ordure !

Ils roulent au sol en se donnant des coups. La table basse se renverse.

FRANCK      On va partir loin, loin, très loin de toi !

LAURELL      Jamais !!!

Laura secouée de tremblements nerveux entre en trombe.

LAURA      Arrêtez, vous êtes devenus fous ! Arrêtez !… Je l’ai pressenti et j’ai couru…

FRANCK      Je suis patient, mais…

LAURA      Assez ! Assez ! Assez !!!

FRANCK      C’est un malade ! Laura réveille-toi avant qu’il ne soit trop tard !

Laura prend une bière. Elle s’assied par terre contre la porte du réfrigérateur laissée ouverte.

LAURA      Où est le chat ?

FRANCK      On l’a pas foutu par la fenêtre. Cesse de boire et arrête de fuir ! C’est lâche. Tu te détruis, tu nous détruis, s’il te plaît Laura ! C’est la guerre que tu cherches, encore et toujours ?

LAURELL      La guerre totale.

FRANCK      Toi, le taré je ne t’ai pas sonné ! (à Laura) OK ! OK ! Je me calme… Laura, je t’aime et je te protégerais de toi-même.

LAURELL      D’elle-même, tu en es sûr ?

FRANCK      Ma voiture est en bas. On va aller passer la nuit au bord de la mer. Deauville, ça te dit ?

Laura hoche la tête faiblement. Franck l’entraîne vers la porte de l’appartement. Elle se retourne et sourit tristement à son frère. Ils sortent.

LAURELL      On n’échappe pas à son destin.

NOIR

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« Kabylie Twist »

Textes de Lilian Bathelot.

Mise en scène par D. Valdès.

 

«Alertes »

Textes de Marion Aubert.

Mise en scène par D. Valdès.

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